La fin des années 1990 est une période noire pour le géant italien Fiat et ses filiales automobiles. Les pertes s'accumulent et la dircetion du groupe, menée par un demi financier italo-américain M. Fresco, ancien numéro 2 de General Electric, ne songe qu'à se séparer de la branche automobile.

C'est dans ce contexte que Lancia doit remplacer la Lancia Dedra et présente la nouvelle Lybra. Basée sur la même plateforme que l'Fiat Bravo, elle ne recevra pas la même attention du coté carrosserie et devra se contenter d'une robe banale, sans aucun attrait.

Comme sa devancière elle sera déclinée en version berline et break. Équipée de motorisations modernes, fiables et peu gourmandes en carburant, elle restera pénalisée par un manque de ressources financières pour la maintenir au sommet du peleton de ses concurrentes. Contrairement à sa cousine l'Alfa Romeo 156, elle ne reçut aucun restyling ni aura vu ses motorisations évoluer au fil des ans.

La direction générale de Fiat et de Lancia auraient voulu achever cette voiture qu'ils ne seraient pas comportés différemment. La nouvelle direction, par contre, devrait relancer la marque et présenter en 2008 une digne héritière aux Lancia Delta qui ont tant contribué à la renommée de la marque. Lancia le mérite bien.



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