Fiat - Histoire de la marque auto
Les Agnelli fondèrent la F.I.A.T. (Fabbrica Italiana Automobili de Torino) en 1899, et cette firme aurait pu s’appeler Agnelli tant les rapports entre cette famille et la célèbre marque furent étroits.

FIAT devint très vite la première firme italienne, avant de devenir une des plus importantes d’Europe. Aujourd’hui encore, le groupe FIAT comprenant les marques FIAT , Alfa-Romeo, Lancia, Ferrari, Maserati, Iveco, est le second constructeur européen derrière le groupe Volkswagen.
FIAT motorisa toute l’Italie au cours des soixante-quinze premières années du siècle. Les modèles qui connurent le plus de succès avant 1939, furent les 6CV Balilla de 1932 et 1938, ainsi que les 3CV Topolino de 1936. Ces modèles furent également construits sous licence en France par la jeune société Simca.
Après la guerre, la grande firme italienne ressortit les modèles d’avant-guerre légèrement modifiés, mais la grande nouveauté fut la FIAT 1.400 lancée en 1950, qui adoptait une carrosserie ponton (sans ailes apparentes) très moderne pour l’époque, inspirée des dernières réalisations américaines. La FIAT 1.400, produite à 350.000 exemplaires de 1950 à 1958, fut suivie d’une FIAT 1.100 en 1953, qui reprenait le même style de carrosserie dans des proportions plus modestes. La 1.100 succédait à la 6CV Balilla. Ce fut un des plus grands succès de la marque dans les années 50. Elle fut produite à 2 millions d’exemplaires de 1953 à 1969.
L'évolution de la gamme
En 1955, la FIAT 600 à moteur arrière succédait à la 3CV Topolino. La technique du moteur arrière était très en vogue sur les modèles populaires dans les années 50, puisque la Volkswagen et la Renault 4CV l’empruntaient déjà, puis plus tard la Dauphine, les NSU Prinz et BMW 700. Cette technique fut reprise sur la FIAT 500, petite citadine surnommée le pot de yaourt, lancée en 1957. La 600 sortit à 2,7 millions d’exemplaires de 1955 à 1969, et la 500 à 3,7 millions de 1957 à 1975.
Pour remplacer la 1.400, muée en 1900 quelques années plus tard, FIAT lança en 1959 les très élégantes 1.800/2.300 dont les lignes pouvaient évoquer les Lancia Flaminia et les Alfa-Romeo 2.000/2.600. Ces élégantes berlines furent produites à 200.000 exemplaires seulement de 1959 à 1968, prouvant que la grande firme italienne était plus à l’aise dans le bas de gamme que dans le haut de gamme.
Toutefois, le style de ces berlines fut repris sur les nouvelles FIAT 1.300/1.500, lancées en 1961, dans des proportions plus modestes. Ces modèles, produits à 600.000 exemplaires de 1961 à 1967, furent remplacés en 1966 par les FIAT 124/125. Ces voitures rencontrèrent un succès sans précédent dans ce segment de gamme (2,5 millions de 1966 à 1974), et elles furent même produites sous licence en Russie (Lada) et en Pologne (FSM). La FIAT 850 avait repris la suite de la 600 en 1964, toujours avec le moteur arrière. Cette technique avait encore la cote chez certains constructeurs dans les années 60. Ainsi, les Renault 8/10, Simca 1.000, Volkswagen, NSU Prinz, Porsche, et même la Chevrolet Corvair adoptaient cette technique. En fait, cette technique était déjà sur le déclin et la FIAT 850 fut moins produite que la FIAT 600 (2,2 millions d’exemplaires de 1964 à 1972).
Beaucoup de constructeurs avaient peu à peu adopté la traction avant, et FIAT lança la sienne en 1969 : la 128. Ce modèle remplaçait la 1.100, et son succès fut énorme dans ce segment de gamme (près de 3 millions d’exemplaires produits de 1969 à 1978). La confidentielle FIAT 130 prit la suite de la 1.800/2.300 en 1969 également. Elle disparut dès 1976 et ne fut jamais remplacée.
FIAT abandonnait pour toujours le très haut de gamme, et laissait à Lancia le soin d’occuper ce segment. FIAT venait en effet de racheter cette firme spécialisée dans le haut de gamme. FIAT rachètera également Alfa-Roméo en 1986.
En 1971, fut lancée la FIAT 127 qui succédait à la 850 avec la traction avant cette fois. Ce modèle allait connaître un très grand succès (3,5 millions d’exemplaires). La FIAT 126 lancée en 1972 succédait à la 500, et ce fut la dernière voiture de la firme à adopter la technique du moteur arrière. Elle connut un succès mitigé : 1,3 million d’exemplaires seulement, soit beaucoup moins que la 500. La 126 sera produite sous licence en Pologne par la firme FSM, devenue FIAT Poland.
Les FIAT 131/132 prirent la suite des 124/125 en 1972 et 1974. Le succès fut là aussi plus mitigé : moins de 2 millions d’exemplaires contre 2,5 millions. Les carrosseries étaient banales et les clients demandaient de l’original. La firme italienne répondit à leurs attentes en lançant les Ritmo (1978), Panda (1980), Uno (1983), Croma (1985), Tipo (1987), Tempra (1989) et Cinquecento (1991).
Le changement des chiffres par des noms accentuait le changement. Le succès fut de nouveau au rendez-vous (la Uno dépasse les 6 millions d’exemplaires et la Panda les 3 millions), et les Punto, Bravo/Brava, Barchetta, Coupé et Marea ne font qu’accentuer le caractère original et personnel des productions FIAT
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